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LE MIX EN THÉORIE

C'est lors de l'étape du mixage qu'on va équilibrer les instruments, les placer dans l'espace sonore, régler leurs volumes, arranger leurs fréquences, corriger ou masquer les défauts. L'objectif est que tous les instruments trouvent leur place, qu'ils soient discernables et que l'ensemble soit agréable à écouter.

Dynamique
Égalisation
Panoramique
Compression
Réverb
Delay
Profondeur
Conclusion

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DYNAMIQUE

La dynamique est l'écart entre le niveau le plus faible et le niveau le plus élevé d'un son. Mais bon, on fait du rock, on veut que ça déboîte, y a rien qui doit être faible, non ? La batterie doit cogner, les guitares doivent gratter, la basse doit tout faire vibrer et la voix doit envoyer ! Faut que ça pète !... Ouh là ! On se calme !

Si tout est fort, rien ne ressort

Eh oui. C'est logique. Si tout est à fond tout le temps, rien ne se distingue du reste. Or c'est précisément les contrastes qui font ressortir aussi bien les subtilités que les moments de déchaînement. Comment arriver à soudainement emporter l'auditeur dans un ouragan sonore si vous lui avez déjà fait traverser tempêtes et typhons sans discontinuer ? il faut ménager des moments de calme avant la tempête. On peut comparer cela à l'utilisation de couleurs en dessin. Un point noir sur un fond blanc se détachera beaucoup mieux que le même point noir sur un fond gris foncé.
Black dot
Évident ? Oui, mais beaucoup de musiciens cherchent à faire en sorte que tout sonne "puissant", au point que finalement ça en devient fatigant à l'écoute.

On peut parvenir à augmenter les contrastes par l'écriture même de la chanson (un passage guitare/voix suivi d'un passage avec 3 lignes de guitare, 1 basse saturée, une batterie qui se déchaîne), par l'interprétation (les musiciens jouent tout simplement plus fort, plus vite...), par l'utilisation d'effets (saturation, compression...).

Les contrastes n'ont pas forcément besoin d'être immenses, tout dépend de ce que vous cherchez à produire comme sensation à l'écoute, de ce que vous cherchez à transmettre comme émotion, du style de la musique, du sujet traité, de vos envies... Depuis quelques années, trop de chansons ressemblent à ça :
Over compression
Faites plaisir à vos oreilles et à celles des autres : évitez de faire pareil

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EQ

L'EQ, c'est l'égalisation. Pour faire chic, on prononce "ikiou", à l'anglaise. C'est un outil qui permet de régler le niveau des fréquences qui composent le son. En gros, c'est comme un bouton de volume, mais au lieu de jouer sur le volume de tout un morceau, vous choisissez de ne baisser ou augmenter le volume que des fréquences de votre choix. Comme sur un ampli de chaîne hifi par exemple : vous y trouvez des boutons "grave", "médium" et "aigu". C'est un EQ simple. Vous choisissez grâce à ces boutons de mettre plus ou moins de grave, de médium ou d'aigu.

Et bien pour mixer votre chanson, vous allez appliquer ce principe à chacun des instruments qui la composent.

Le but de l'égalisation est simple :

Sculpter le son, de manière à ce que chaque instrument occupe prioritairement les gammes de fréquence qui le définissent le mieux, sans empiéter sur les autres instruments.


Autrement dit, baisser le niveau des fréquences qui ne sont pas indispensables à un instrument sans déformer le son de ce dernier, et faire en sorte que les fréquences des différents instruments ne se chevauchent pas. Chacun d'entre eux occupera ainsi son propre espace sonore, sans empiéter sur celui du voisin, ce qui permettra de bien séparer et de mieux distinguer les instruments les uns des autres.

La difficulté est de faire cela sans dénaturer le son des instruments, et aussi de parvenir à distinguer des instruments qui ont par nature des fréquences importantes en commun.

Vous en déduirez également que plus il y a d'instruments présents simultanément, plus le travail de mix est complexe.

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PANORAMIQUE

En musique, on travaille généralement en stéréo. On a deux oreilles, on écoute de la musique avec des casques (deux embouts, un pour chaque oreille) ou sur des enceintes (souvent deux) et la plupart du temps, c'est donc la stéréo qui est utilisée : droite-gauche.

La panoramique, c'est ça :

Travailler sur l'étendue spatiale d'un son, de droite à gauche.


En plus du travail d'égalisation défini plus haut, on va pouvoir aussi séparer les instruments les uns des autres dans l'espace. Si vous avez deux guitares qui jouent simultanément dans la chanson, vous allez en mettre une à gauche et l'autre à droite. Cela permettra non seulement de mieux les distinguer l'une de l'autre, mais également d'équilibrer le son entre les deux oreilles.

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COMPRESSION

Ce procédé joue sur la portée dynamique d'un signal sonore en réduisant la variation d'amplitude du son.

La compression permet de réduire l'écart entre les niveaux les plus faibles et les niveaux les plus élevés.
Kjaerhus Audio Classic compressor
Je vais utiliser ce compresseur pour l'exemple. Tous les compresseurs présentant les mêmes fonctions de base, il sera facile de reproduire les manipulations sur d'autres modèles. Attention toutefois, chaque compresseur réagit différemment des autres et des réglages identiques (mêmes ratio, attaque, release, etc.) ne donneront pas le même résultat. Ne faites pas aveuglément confiance aux chiffres, vos oreilles restent votre principal outil de travail et vos alliées les plus fidèles.

Voyons comment cela fonctionne :

- Threshold (seuil) : cela définit le niveau à partir duquel le compresseur va agir sur le son, 0 représentant le niveau maximum du son. Lorsque votre signal audio dépasse ce seuil, il est compressé dans les proportions données par le ratio.
- Ratio : c'est le niveau de compression que vous allez appliquer. Un ratio de 1:1 n'a aucun effet, tandis qu'un ratio infini va limiter le son au niveau défini par le Threshold. Dans ce dernier cas, le compresseur agit comme un limiteur, et rien n'ira plus haut que le seuil. Plus le ratio sera élevé, plus le son va être compressé et plus le volume va être réduit (avant d'agir sur le bouton "output", qui est le niveau de sortie). Exemple : à un ratio de 5:1, lorsque le signal dépasse le Threshold de 10 dB, la compression ramène ce niveau à 2 dB. Donc, au final, le niveau sera atténué de 8 dB, ce qu'on pourra compenser avec le bouton Output.
- Knee : le mot signifie "genou", mais cela correspond en fait à un coude dans la courbe de compression. Ce bouton définit à quel point la compression agira avant et après le Threshold. Avec un Knee "soft", la compression se fait en continu, mais elle est de plus en plus importante au fur et à mesure que le signal dépasse le Threshold. Avec un Knee "hard", la compression ne se déclenche qu'une fois que le signal dépasse le Threshold.
- Attack (attaque) : ce bouton indique le délai après lequel la compression réagit une fois le seuil atteint. Il faut le régler très court (0 msec) pour compresser le signal dès que le Threshold est atteint et plus long pour ne pas compresser l’attaque d’un instrument. Par exemple, pour une guitare solo, si on veut bien garder l'attaque des cordes, on va régler l'attaque sur 10 ou 20 ms. Tout dépend du son qu'on veut obtenir.
- Release (relâchement) : Ce bouton indique le délai après lequel la compression va continuer même après que le volume sera revenu en-dessous du Threshold. Un release long permet d'éviter un changement de gain trop brutal.
- Output (sortie) : Il peut aussi s'appeler "Gain". Ce bouton sert à régler le niveau de sortie du son après la compression. Il sert à compenser la perte de niveau sonore due à la compression.

Donc en gros, la compression va prendre toute l'énergie sonore qui se trouve entre le seuil et le niveau maximum du signal d'origine et la condenser dans un écart plus réduit, et comme en plus on remonte tout le volume du signal, cela donne au final un son plus dense, plus riche que le son non compressé.

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RÉVERB

La réverbération permet d'ajouter un peu d'air à un enregistrement, qui risque de sonner trop sec, trop confiné sans cela. Il n'est pas nécessaire d'en mettre beaucoup, au risque de noyer le son et de donner l'impression d'avoir enregistré dans une cathédrale, où tout résonne de partout. Cela peut bien sûr être un effet voulu à un moment donné d'une chanson, sur un instrument en particulier, mais il est peu probable que vous souhaitiez appliquer cet effet à haute dose sur l'intégralité d'une compo.

Il est hautement recommandé d'en mettre sur les voix, à petite dose. Cela ajoute de la profondeur. Plus vous en mettrez, et plus le son donnera l'impression de s'éloigner, de se perdre dans le mix. Au contraire, moins vous en mettrez et plus la voix donnera la sensation d'être mise en avant.

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DELAY

Le delay est un effet sonore qui permet de décaler un signal dans le temps puis de le répéter régulièrement. C'est comme un écho : criez, vous entendrez donc d'abord votre voix, puis quelque temps après, vous entendrez l'écho de votre voix répété une ou plusieurs fois.

C'est un effet relativement proche de la réverb, avec une différence de taille : avec le delay, le son ne traîne pas en longueur, il ne fait que se répéter et ne génère donc pas de son continu d'ambiance. On peut par exemple l'utiliser en remplacement d'une réverb pour éviter de surcharger le mix.

En général, on règle cet effet en se calant sur le tempo de la chanson. À vous de choisir à quel rythme les échos vont se faire. Voici un tableau pour vous aider :
Delay en fonction du tempo
Cliquez sur le tableau pour télécharger le fichier Excel correspondant ("Delay by Tempo & Instrument Frequencies.xls" - 64 Ko)
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PROFONDEUR

En jouant sur le volume, mais aussi sur les fréquences ou certains effets comme la réverb, il est possible de donner l'impression qu'un son est plus ou moins éloigné de l'auditeur. Cela permet de donner du volume à une chanson.

Dans la vie de tous les jours, à quoi reconnaît-on un son distant ?

D'abord, son volume est faible. Relativement en tout cas. Une moto dont le moteur rugit au loin fera beaucoup moins de bruit que si elle était à 2 mètres de vous. Donc première chose à faire, baissez le volume de l'instrument à éloigner.

Ensuite, les sons distants qui parviennent à vos oreilles ne comportent pas beaucoup de grave. C'est comme ça... les fréquences graves ont besoin de beaucoup d'énergie pour se déplacer. À moins d'entendre une explosion ou un son particulièrement puissant, les basses n'arriveront pas jusqu'à vos oreilles. Coupez donc les fréquences basses à l'aide d'un coupe-bas (ou passe-haut, c'est pareil) qui va supprimer les basses fréquences en fonction du réglage choisi. Ou utilisez un égaliseur pour diminuer les basses fréquences.

À l'autre extrémité du spectre sonore, les hautes fréquences d'un son distant sont également dégradées, car elles sont absorbées par les obstacles qu'elles croisent sur leur route. Alors il faut réduire aussi ces hautes fréquences.

Les sons distants semblent également indistincts, peu intelligibles. Prenons l'exemple de la parole : si vous entendez une voix éloignée, vous allez bien entendu reconnaître qu'il s'agit d'une voix humaine (oui, le cerveau est formidable), vous reconnaîtrez probablement s'il s'agit d'un homme ou d'une femme, mais vous ne comprendrez pas ce que cette personne dit. Il va falloir restituer ce manque de clarté pour simuler la distance. Pour cela, un petit peu de réverb, un léger chorus ou un petit phaser feront l'affaire. Il faut faire des essais pour voir ce qui convient le mieux en fonction de la musique.

Les sons distants ont souvent une origine un peu indistincte. On ne sait pas toujours d'où vient précisément ce son un peu faiblard qu'on entend vaguement dans le lointain. Alors placez de préférence l'instrument éloigné au centre du panoramique et laissez les côtés aux instruments que vous cherchez à mettre plus en avant.

À l'écoute d'une musique, l'auditeur va se focaliser principalement sur des éléments changeants. L'utilisation d'un motif musical plutôt court et répétitif, traité comme décrit ci-dessus, va vite être oublié par l'auditeur. Il va donc être relégué automatiquement au second plan. Le rôle d'un instrument qui joue "dans le fond" est d'ajouter à la richesse du morceau, sans pour autant être suffisamment intéressant pour focaliser l'attention. Il faut donc lui garder une certaine simplicité mélodique pour qu'il se fonde sans se faire trop remarquer.

Et bien entendu à l'inverse, ce qui est mis en avant, c'est ce qui est plus fort en volume, plus riche en basses et en aigus, plus changeant (tant dans l'espace qu'en mélodie) et plus surprenant.
Exemple d'une voix qui s'éloigne progressivement de l'auditeur
(vidéo, cliquez pour lancer la lecture)

Lecteur vidéo Flash pour tutoriel Home Studio

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CONCLUSION

Quand on ajoute des effets, on écoute avec l'effet activé puis on désactive, puis on réactive, etc. pour essayer de voir si l'effet ajouté est bien dosé, s'il est vraiment utile, s'il n'est pas trop agressif, trop présent ou trop en retrait. Chacun ses goûts, mais une réverb trop présente par exemple risque de noyer le morceau et de le rendre inaudible. Il faut savoir doser ni trop, ni trop peu. Trop peu, ça ne sert à rien, autant enlever carrément l'effet, mais trop, ça alourdit tout et ça peut gâcher tout le morceau.

Souvent, on se rend compte qu'un effet réussi est un effet qu'on n'entend que lorsqu'il n'est plus là. On s'aperçoit qu'il manque lorsqu'il est désactivé, même si on n'arrive pas clairement à le distinguer lorsqu'il est activé.

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Alain6465
le 08/03/2012 à 00h54

Merci pour ton site qui est très utile pour un novice comme moi dans la MAO, même si je fais de la musique depuis longtemps.

J'ai l'intention de revendre mon matériel hardware et d'acheter un séquenceur en soft. Je penche pour Sonar car j'aime bien l'interface graphique de studio instrument, mais je ne sais quelle version choisir, Sonar Studio ou Producer ou X1 etc.

De plus, je n'ai pas vu la VS-100 de Cakewalk dans tes choix de carte son, qu'en penses-tu ? Serait-ce un bon choix, car elle a été conçue pour être utilisée avec Sonar je crois.

Merci pour ta réponse et pour tes conseils très pédagogiques !

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Bonjour,

Merci de ta visite sur mon site.

Pour l'interface V-Studio 100, je ne l'ai pas listée car je ne l'ai jamais utilisée et j'ai simplement référencé quelques marques connues, mais ce n'est pas du tout un choix exhaustif. Je suis un simple passionné de musique, pas un professionnel du test, et je ne me permets de parler en détail que du matériel et des logiciels que je connais !

J'ai été voir divers avis d'utilisateurs de la VS-100 et ils sont globalement très positifs, tant en ce qui concerne la qualité des pré-amplis que de l'aspect pratique des différents boutons présents sur l'interface, qui donnent un accès direct à de nombreuses fonctions du séquenceur utilisé. Effectivement, la carte a été conçue par Roland, qui est aussi l'éditeur de Sonar, et donc Sonar reconnaît immédiatement la VS-100 et attribue directement les bonnes fonctions aux bonnes touches de l'interface. Mais la VS-100 fonctionne aussi très bien avec les autres séquenceurs, avec lesquels il est tout à fait possible de configurer les boutons pour leur attribuer les fonctions voulues. Conclusion : même si je ne l'ai jamais utilisée moi-même, cette interface me semble être un bon choix.

Pour le choix d'un séquenceur maintenant... En tant qu'utilisateur de Sonar depuis plusieurs années, je vais évidemment te dire que c'est un très bon choix. L'interface me convient, je le trouve assez intuitif à utiliser et largement assez riche et puissant pour moi. Point important : Sonar est livré avec beaucoup de plugins (VST, VSTi) et outils qui permettent de travailler sans avoir impérativement besoin d'acheter des outils complémentaires. Mais restons objectif, les Cubase et autres Reaper ou Presonus Studio One sont aussi d'excellents logiciels. Je crois que c'est surtout une question de feeling, de coup de cœur... et de prix ! Tous les séquenceurs sérieux permettent de parvenir plus ou moins aux mêmes résultats, chacun avec sa méthode et son organisation.

Dans la gamme Sonar, le dernier en date est Sonar X1, qui existe en 3 versions : Essential, Studio et Producer.
La différence se trouve dans le nombre d'outils livrés avec le logiciel.

Essential est la version la moins complète et la moins chère. Elle est disponible uniquement en version 32 bits et est limitée à 64 pistes audio (ce qui suffit à la plupart des gens, moi y compris). Elle ne propose que les fonctions de base (pas de synthés, batterie logicielle, outils de compression évolués, etc.). Environ 90 euros.

Studio est disponible en versions 32 ou 64 bits, n'a pas de limitation du nombre de pistes, et possède des outils complémentaires (divers VST, VSTi, V-Vocal pour corriger les problèmes de justesse des voix ou instruments, Audio Snap pour caler des enregistrements sur le tempo). Environ 180 euros.

Enfin, Producer est la version la plus complète et la plus chère bien sûr. Elle contient en plus différents outils d'excellente qualité comme le ProChannel (compresseur, EQ, saturation), Session Drummer 3, un logiciel de batterie plutôt bien foutu, les VSTi Dimension Pro (très bon synthé, très complet) et TruePianos (version allégée d'un piano virtuel de très bonne qualité à mon goût). Environ 390 euros.

À sa sortie fin 2010, X1 n'était pas super stable et plantait un peu trop souvent à mon goût. Du coup, en attendant les correctifs, je continuais à utiliser la version précédente, mais c'est très frustrant et décevant de payer pour un logiciel qui ne marche pas aussi bien que ce que vous attendez. Mais heureusement, les correctifs ont rapidement amélioré la situation et la version de X1 actuellement en vente est nickel.

J'ai encore quelques plantages de temps à autres, mais j'ai pu constater que c'était toujours à cause de certains VST que j'ai ajoutés. La faute donc aux programmeurs de ces VST qui perturbent Sonar dans certaines conditions (pas toujours très claires à déterminer, d'ailleurs). Ça n'arrive d'ailleurs qu'avec des VST gratuits. Je n'ai jamais eu de plantages à cause de VST du commerce. Normal, puisque les conditions de tests ne sont pas les mêmes... Entre un bidouilleur passionné qui développe son VST dans son coin et une société qui peut tester sur tous les séquenceurs du marché, il y a une différence. N'empêche que beaucoup de VST gratuits sont non seulement utiles, mais aussi performants que certains logiciels du commerce.

Grebz



Bonivoice
le 26/02/2012 à 20h47

Merci pour toutes ces précieuses infos. Bien à vous.



Gulibert
le 25/02/2012 à 15h12

Bonjour Grebz,

Merci de tes précieux conseils... Mon projet avance grandement. :-) J'ai un PC usagé avec une carte son SB Live et le logiciel Cakewalk v7 (je crois que c'était avant Sonar...) Le musicien qui m'a vendu le système m'a laissé tous les Soundfonts qu'il avait (gratuits ou non).

Si je peux me permettre, j'aurais 1-2 autres petites questions... Je vais acheter un ordinateur portable en supplément pour le studio. J'ai un œil sur un Vaio de Sony (voir le lien pour les specs). Or ce portable possède de belles qualités sonores et graphiques. Celui que j'ai configuré possède 8 Go de mémoire. Bien sûr, Sony prône pour le software Acid ou Sony Studio. Mais là n'est pas le problème (Site de Sony).

Considérant la configuration du PC, est-ce que tu crois qu'utiliser la sortie HDMI pour le son relié à un ampli est une bonne configuration ? (si tu as des suggestions...)
Et si j'installe Sonar ou autre logiciel, etant donné que ce n'est pas une carte son SB Live (ce que j'utilise en ce moment), est-ce que je devrais me tourner vers des VSTi ?

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Le choix du séquenceur est très personnel. J'utilise Sonar mais tous les séquenceurs modernes sont recommandables. Reaper n'est pas cher, Cubase est très populaire, Acid, Ableton, ProTools, Studio One sont de bons logiciels... L'offre est vaste et le choix doit se faire en fonction de ses goûts, de ce que possèdent ses connaissances (ça peut faciliter les échanges d'utiliser le même logiciel que les amis), en fonction du prix, en fonction de la réputation du logiciel, de sa simplicité, de sa stabilité...

Pour ton ordinateur portable, il a l'air de proposer un bon processeur, suffisamment de RAM et de capacité disque dur, donc pas de souci. Il est possible de choisir un écran Full HD ou avec une résolution plus faible (et un prix sans doute moins élevé). Étant donné que dans un séquenceur, on a souvent tendance à se retrouver avec plusieurs fenêtres ouvertes simultanément, la plus haute résolution sera la plus pratique.

En revanche, pour la carte son, ça reste une carte multimédia, pas prévue pour faire de l'enregistrement et du mix. Ça marchera, mais ce n'est pas l'idéal, et ça ne sera pas mieux qu'une carte son intégré à un ordinateur "tour" (par opposition à un portable), ou une Sound Blaster. Je recommande vraiment de trouver une interface audio USB externe à un prix correct. Les capacités audio annoncées ont l'air alléchantes sur le papier... pour du multimédia... et pour un portable, mais les enceintes d'un portable, aussi bonnes soient-elles ne peuvent pas remplacer des enceintes de monitoring (l'idéal), un bon casque de studio, ou des enceintes de chaîne hifi de très bonne qualité. Par défaut, il vaut mieux investir dans un bon casque autour de 150 euros (comme un bon Beyer Dynamic).

En ce qui concerne la sortie HDMI, pourquoi pas ? Il faut juste vérifier que la sortie HDMI de l'ampli permet bel et bien de transmettre ensuite le son à des enceintes. J'ai lu à plusieurs reprises sur le Net que certains amplis bas de gamme ne permettaient pas de le faire, et donc qu'on se retrouve avec des enceintes muettes ! À vérifier dans le manuel de l'ampli.

Enfin, pour ce qui est des soundfonts, il faut théoriquement une carte son SoundBlaster pour les utiliser, mais en fait, il existe des plugins VST qui permettent d'utiliser des soundfonts avec n'importe quelle carte son, comme SFZ par exemple. Sauf incompatibilités, ça ne devrait donc pas être un problème d'utiliser tes soundfonts actuels sans Sound Blaster.

Quant aux VSTi, il en existe de très nombreux gratuits sur le Net. Il y en a même tellement qu'il est difficile de trouver ce qu'on cherche exactement, et il y en a de très bons comme de très mauvais. Beaucoup sont des synthés. Il est bien plus difficile de trouver des VSTi gratuits et de bonne qualité qui reproduisent le son de vrais instruments.

Grebz



Cyril All You Bring
le 10/02/2012 à 08h25

Hey !

Comme tu as déjà répondu avec pertinence à une de mes questions, je me permets de t'en poser une autre!

Je possède une carte son Line6 UX2, qui ne possède pas de prise MIDI... Pour enregistrer ma batterie éléctro, acheter un clavier maître est-il la bonne solution ?

Sera-t-il relié a ma carte son ou directement à mon PC ou MAC via USB ?

Que me conseilles-tu comme clavier maître, juste pour éditer la batterie ou synthé sur un VSTi ?

Musicalement

Cyril

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Bonjour Cyril,

Alors là... je suis bloqué. Je n'ai pas trouvé s'il était possible de brancher une batterie électronique en midi directement sur les prises midi d'un clavier maître. En théorie, je ne vois pas pourquoi ça ne marcherait pas, mais je n'ai pas trouvé la confirmation.

Sinon, il existe des interfaces midi seules, à brancher sur un port USB de l'ordinateur. Mais ça fait encore un câble en plus ! :-)
Celle-ci par exemple : Interface USB-midi E-Mu (dans les 35 euros), mais il en existe pas mal d'autres modèles.

En terme de clavier maître, moi j'utilise celui-ci : Clavier Xboard25 E-Mu. Il ne fait que 2 octaves, donc il ne prend pas trop de place sur mon bureau, mais il en existe des versions 4 et 6 octaves (Xboard 49 et 61 touches). En revanche, il n'a qu'une prise midi-Out, pas de midi-In.

Regarde sur cette page d'Audiofanzine, il y a beaucoup de choix, même si certains modèles de la liste ne sont peut-être plus en vente.

Je ne peux pas vraiment t'aider plus sur la question, bonne recherche.

Grebz



Jackeels
le 07/02/2012 à 22h34

Bravo pour votre site , plein d'infos pour un novice comme moi.
Je viens à l'instant de poser un post sur un forum d'Audiofanzine et je vous le livre tel quel : peut-être aurez-vous de précieux conseils à me donner. Merci.

Demande de conseils pour prise son + config GEAR BOX + LIVE 5.2.2 + PEAVEY VYPYR 3O + UX2 + SHURE SM 57

Bonjour à tous,
Voilà, je dispose du matériel cité en sujet et je cherche désespérément une configuration afin de faire des enregistrements de qualité potable ; j'ai beaucoup de difficultés à obtenir un résultat acceptable, d'autant plus que je ne dispose pas d'enceintes de monitoring (ça va bien faire marrer les puristes...) ni de casque de studio (mais un MAGNIFIQUE Berhinger à 17 Euros). À ce tableau, désopilant pour les puristes, s'ajoute le fait que j'utilise de temps en temps mon peavey comme ampli guitare évidemment, mais aussi comme enceintes : vous voyez un peu le bordel ?
Dans ces conditions, vous allez me dire, faut pas s'attendre à sortir des merveilles et vous aurez raison ! Mais je ne suis qu'un vieux débutant et je n'ai pas tout le matériel nécessaire pour obtenir quelques chose de satisfaisant (pour l'instant). Alors j'en appelle à la bienveillance de ceux qui utiliseraient ce type de matos pour me filer des conseils afin d'optimiser tout ça, notamment au niveau des réglages. Merci, a+.

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